INTRODUCTION - S’amuser avec son appareil photo : un état d’esprit
S’amuser avec son appareil photo, ce n’est pas une affaire de réglages, mais d’état d’esprit. En effet, il suffit parfois d’un geste absurde, d’une contrainte idiote ou d’un détournement involontaire. Car cela suffit à transformer une prise de vue banale en terrain d’expérimentation joyeuse.
Par conséquent, pas besoin d’être technicien ni même un artiste. Il suffit juste d’avoir envie de jouer.
De surcroît, s’amuser avec son appareil photo, c’est aussi apprendre à ne pas trop le prendre au sérieux. Surtout en vacances. Il s’agit d’oublier les règles de composition, les expos parfaites, ou les conseils du prof de photo. Bref, l’idée, c’est de tester, de bidouiller, parfois même de maltraiter gentiment votre boîtier. Juste pour voir ce qu’il a dans le ventre. Et vous aussi…
En effet, au fond, le résultat importe peu. Vous n’êtes pas là pour faire la couverture de National Geographic ou briller sur Instagram. Ni pour faire de la belle photo et nourrir un portfolio. Autrement dit, c’est juste pour rigoler. Vraiment.
Alors vous le lancez en l’air (avec amour) ou vous shootez sans regarder. Vous vous faites tirer le portrait par des inconnus ou vous déclenchez depuis le fond d’une chaise longue en équilibre précaire. Bien sûr, ce pas très académique, mais ça fait du bien. Et parfois, au milieu de ce joyeux bazar, une image géniale surgit. Par chance. Par accident. Ou par pur hasard. Ou pas. Mais ce n’est pas ça l’important.
Ainsi dans cet article, vous allez découvrir 9 + 1 façons franchement décalées de vous amuser avec votre appareil photo pendant l’été. Soit en solo, entre amis ou en famille. Car l’essentiel est ailleurs. Prendre des photos comme on fait des grimaces : pour le plaisir. Sans but. Sans enjeu. Et surtout, sans jugement.
Et c’est exactement ce qu’on vous propose ici.
1 - S’amuser avec son appareil photo : détourner son usage
1.1. Le lancer en l’air (avec précaution)
Lancer son appareil photo en l’air ? Oui, vous avez bien lu. Ce n’est pas une blague. C’est même devenu un petit rituel chez ceux qui aiment vivre dangereusement… ou qui n’ont plus peur du ridicule. Le principe est simple. Tout d’abord, vous déclenchez une pose longue juste avant de lancer l’appareil. Ensuite, vous laissez la gravité écrire l’histoire.
Le plus souvent, la photo est floue, penchée, surexposée. Avec un flou d’arrière-plan improbable ou quelques traces de lumière incongrues. Bref une image qui ne ressemble à rien… mais qui vous fera probablement sourire.
Cependant, au milieu du chaos, peut surgir une image étrange. Comme une traînée de lumière. Un fragment de ciel. Un truc bancal, mais habité. Une sorte de cadeau de la gravité.
Ainsi, s’amuser avec son appareil photo, c’est aussi accepter ce genre de hasard, absurde et beau à la fois. Et si rien ne sort, tant pis. Après tout, ce n’était pas le but. Le but, c’était d’oser le lancer.
Bien sûr, un minimum de prudence s’impose. Autrement dit, on ne jette pas son boîtier au-dessus du bitume ou du carrelage. Choisissez un lit, un coussin, une couette ou un coin d’herbe moelleux. Certains vont jusqu’à glisser leur appareil dans un sac rembourré. D’autres utilisent un vieux compact qu’ils ne craignent plus de cabosser.
En somme, c’est une manière différente – et joyeusement risquée – de s’amuser avec son appareil photo.
Image 01 – Avec modération, cela va sans dire !…© G. Pachoutine / DALL-E
1.2. Le fixer sur un objet en mouvement
Vous avez un skate, une trottinette, un cerf-volant ou même une canne à pêche sous la main ? Très bien. C’est tout ce qu’il vous faut pour embarquer votre appareil dans une aventure à sensations.
L’idée est simple : fixez votre appareil dessus, déclenchez… et laissez faire. En somme, vous confiez l’image à un mouvement que vous ne contrôlez pas. Une sorte de lâcher-prise mécanique. Pas besoin de chercher la stabilité. Au contraire, plus ça vibre, plus c’est drôle.
Par exemple, certains scotchent leur boîtier sous une planche de skate. D’autres le suspendent à une branche qui tremble au vent. Ou l’attachent sur un manche à balai qu’ils secouent frénétiquement. Le plus audacieux reste sans doute le cerf-volant, pour une vue aérienne complètement instable, entre le drone bourré et le pigeon distrait. Et les plus inspirés l’attachent à une laisse pour chien et laissent Médor prendre les commandes. En revanche, pour les plus prudents, une simple poussette lancée à vitesse moyenne peut faire l’affaire.
Bref, pour s’amuser avec son appareil photo, il suffit de déclencher sans réfléchir. Vous ne regardez pas tout de suite. Vous attendez de voir ce que l’objet a capté. Ce n’est pas vous qui avez cadré, et c’est ça qui est beau. Parfois, ça ressemble à un cauchemar visuel. Parfois, c’est juste surprenant.
Mais dans tous les cas, c’est vivant. Et franchement, c’est déjà beaucoup.
Image 02 – Il ne faut pas confondre « taquiner le goujon » et « taquiner le bouchon » !© G. Pachoutine / DALL-E
1.3. Photographier à travers n’importe quoi
Vous n’avez pas de filtre ND ou d’objectif vintage à 500 € ? Alors prenez ce que vous avez sous la main : un verre coloré, un sac plastique, une goutte sur la vitre, ou même un fond de bouteille.
Certains utilisent un emballage de bonbons ou de chips. D’autres appliquent de la vaseline sur un filtre UV. Bien sûr, jamais directement sur l’objectif ! Il y a aussi les miroirs fissurés, les pare-brise mouillés, ou les vitres embuées. Finalement, ce ne sont pas des accessoires, ce sont des invitations à trafiquer la lumière.
Bref, tout ce qui déforme, trouble ou colore la réalité peut devenir un filtre potentiel. Même ce qui n’a rien demandé.
Car ce qui compte ici, c’est ce que vous interposez entre votre objectif et le monde.
Le résultat ? C’est souvent un joyeux bazar visuel. Comme des reflets fantômes, des taches iconoclastes ou des flous baveux… Souvent, c’est laid. Et parfois c’est beau, sans savoir pourquoi.
Mais toujours, c’est autre chose. Une image juste curieuse, qui ne cherche pas à être propre. Au contraire, elle vise l’accident visuel. Or parfois, ces accidents-là racontent plus de choses qu’une image trop parfaite.
Image 03 – Je crois que ce photographe n’a rien compris aux consignes… © G. Pachoutine / DALL-E
2 - S’amuser avec son appareil photo : tester des situations extrêmes
2.1. Photographier dans une position inconfortable
Vous avez déjà pris une photo accroupi sur un trottoir carrelé par un sculpteur ivre ? Ou le dos tordu, les bras tendus sous une table de camping ? Non ? Alors c’est le moment.
L’idée est simple : choisissez une position peu naturelle, franchement absurde et inconfortable. Puis tenez-la jusqu’à ce que l’image arrive. Pas pour le style. Juste pour voir ce que ça change.
Cela peut sembler gratuit. Néammoins, ce type d’expérience transforme votre rapport à la prise de vue. Car soudain, vous composez autrement. Le cadre est bancal. Le sol envahit l’image. Et les perspectives déraillent.
Mais surtout, vous lâchez vos repères. Le corps râle, le cadrage tangue, la photo hésite. Et malgré tout, il se passe quelque chose : la scène prend un relief inattendu.
En duo, c’est encore mieux. Par exemple, l’un shoote pendant que l’autre commente (ou se moque). Vous pouvez même en faire un jeu chronométré : « 30 secondes dans la position la plus absurde que tu trouves ».
Le ridicule fait partie du processus. Finalement, c’est exactement ce qu’on cherche ici. À savoir, s’amuser avec son appareil photo. Et sortir du cadre. Littéralement.
Image 04 – Qui a dit qu’être photographe c’était de tout repos ? © G. Pachoutine / DALL-E
2.2. Photographier sans regarder : une autre façon de s’amuser avec son appareil photo
Fermez un œil. Puis l’autre. Et déclenchez. Le principe est simple : vous prenez des photos sans viser. Ni dans le viseur, ni sur l’écran, pas même en trichant avec un reflet. Juste à l’aveugle. Vous tenez l’appareil derrière votre dos, au-dessus de votre tête, ou contre votre ventre, et vous shootez sans filet.
Ce n’est pas de l’improvisation. Au contraire, c’est de la liberté. Totale.
Sans aucun doute, au début, c’est étrange. Vous ne savez pas ce que vous capturez. Et c’est justement ça qui est intéressant. Car en renonçant au contrôle, vous déclenchez autrement. En somme, vous ne cadrez plus : vous explorez. Et vous laissez la scène venir à vous. Parfois, vous attrapez un pied ou un bout de ciel. Ou l’ombre d’un passant que vous n’aviez pas vu.
Ce n’est pas nouveau. Garry Winogrand, photographe de rue new-yorkais, déclenchait souvent sans regarder. En effet, il disait que les photos devenaient plus vivantes quand l’œil n’intervenait pas trop.
Alors testez, vous aussi. Certes, ce ne sera pas toujours joli. Mais il y aura peut-être, dans le lot, une image que vous n’auriez jamais pu composer consciemment.
Voilà pourquoi, rien que pour ça, ça vaut le coup de s’amuser avec son appareil photo autrement.
Image 05 – C’est une façon…de voir ! © G. Pachoutine / DALL-E
2.3. Photographier en marchant : une autre manière de s’amuser avec son appareil photo
En effet, voici une autre façon inattendue de s’amuser avec son appareil photo !
Marchez. Déclenchez. Continuez à marcher. Ne vous arrêtez pas. Ne cadrez pas. Et ne pensez pas. Car l’idée est de transformer votre déplacement en une suite de photos prises à la volée, sans pause ni contrôle.
Ainsi, vous pouvez tenir l’appareil en bandoulière, à bout de bras, ou même le laisser pendre contre vous. Et vous déclenchez toutes les dix secondes. Ou en rafale. Ou quand ça vous prend. Le décor défile, les passants passent, et vous, vous transformez la marche en production d’images involontaires.
Au début, c’est chaotique. Ça peut même être du grand n’importe quoi ! Et puis quelque chose se met en place. Un rythme visuel. Une logique de l’accident. Comme un fil étrange qui relie des images sans lien apparent. Ça ne raconte rien. Ou peut-être simplement le rêve d’un appareil somnambule.
Qui note ce que vous ne voyez pas. Ou ce que vous n’auriez pas pris le temps de photographier.
Bref, en marchant, vous lâchez le regard stratégique. Vous laissez venir.
Et parfois, dans ce flux désordonné, une image surgit. Une vraie. Celle que vous n’auriez jamais pu prévoir.
Image 06 – Égrenez des images dont vous n’avez pas la maîtrise… © G. Pachoutine / DALL-E
3 – S’amuser avec son appareil photo : provoquer des expériences collectives ou inattendues
3.1. Laisser l’appareil à un enfant ou à un non-photographe
Vous tenez à votre appareil ? Très bien. Alors confiez-le à quelqu’un qui ne s’y connaît pas du tout. Un enfant. Un parent qui ne jure que par son vieux compact. Ou un ami qui dit « je suis nul en photo ». Et laissez faire. Dites juste : « Appuie là. Tu fais ce que tu veux. » Et observez le résultat.
Les premiers clichés risquent d’être flous, tordus, coupés n’importe comment. Vous verrez surgir des photos de genoux, de plafond, de doigts flous, de bouts de rires. Cependant, certaines, même ratées, pourront se révéler étrangement touchantes.
Car quelque chose se passe. En effet, cette personne ne cherche rien. Elle ne compose pas. Elle ne pense pas à la lumière ni à la règle des tiers. Elle n’a aucun préjugé ni aucune référence. Elle déclenche comme elle respire. Et dans ce lâcher-prise total, il y a parfois plus d’authenticité que dans un shooting planifié. Car ce regard brut capte autre chose.
Certes, ce ne seront pas des photos de pro. Mais elles vous montreront un autre regard. Un regard sans intention. Brut. Libre.
Et c’est peut-être ce regard-là qu’on perd un peu trop vite quand on « apprend » la photo. Alors qu’il suffit parfois de s’amuser avec son appareil photo.
Image 07 – Il n’est jamais trop tôt pour apprendre le métier ! © G. Pachoutine / DALL-E
3.2. Se faire photographier par des inconnus
Tout d’abord, oubliez le selfie. Faites même l’inverse. Donnez votre appareil à un inconnu, dans la rue, sur un marché, sur la plage ou à la terrasse d’un café. Et demandez-lui de vous prendre en photo. Puis recommencez. Encore. Et encore. L’objectif ? Obtenir vingt portraits de vous, tous pris par des personnes différentes.
Et comme précédemment, vous laissez carte blanche : le cadrage, le moment, l’angle, c’est leur affaire.
La plupart du temps, le résultat est imprévisible. Certains cadrent votre nombril. D’autres vous coupent la tête. Quelques-uns déclenchent au mauvais moment.
Mais parfois, l’un ou l’une vous regarde comme personne ne l’a jamais fait. Vous découvrez votre visage à travers vingt visions du monde. C’est bancal. C’est flou. Mais c’est beau.
S’amuser avec son appareil photo, c’est aussi ça : lâcher le contrôle et devenir, pour une fois, le sujet. Juste pour voir ce que les autres y mettent.
De surcroît, cela déclenche souvent des échanges inattendus. Un sourire. Une question. Une complicité fugace. Et vous repartez avec une mosaïque de vous-même, construite par des gens qui ne vous connaissent pas. Mais qui vous auront tous, l’espace d’un instant, regardé avec attention.
En résumé, ce n’est pas seulement une photo. C’est une collection de regards. Et ça vaut bien un selfie.
Image 08 – Ce n’est pas nécessaire de faire le beau non plus… © G. Pachoutine / DALL-E
3.3 Tirer au sort une mission photo entre amis
S’amuser avec son appareil photo, c’est aussi inventer des règles absurdes… juste pour le plaisir de les suivre. D’abord, prenez quelques papiers, écrivez dessus des consignes improbables, pliez-les, mélangez. Ensuite, chacun pioche sa mission. À titre d’exemple : « photographie ton ombre en pleine action », « fais un portrait sans visage », « cadre exprès de travers ».
Puis, partez chacun de votre côté avec dix minutes pour réussir le défi. Vous pouvez jouer en ville, à la plage ou en forêt. Peu importe le décor. Ce qui compte, c’est l’élan.
Les résultats sont souvent bizarres. Parfois décevants. Mais toujours réjouissants. Car tout le monde joue avec les mêmes règles idiotes. Certains trichent un peu : c’est tellement plus drôle ! De même, d’autres prennent le défi peut-être un peu trop au sérieux. Peu importe : c’est cette tension entre l’absurde et l’application qui rend l’expérience si savoureuse.
Enfin, partagez vos images. Commentez-les, défendez-les, riez-en. Il n’y a rien à gagner. Rien à prouver.
Car ce n’est pas tant la photo qui compte, que la manière dont elle est née. À savoir un joyeux moment photographique partagé.
Image 09 – Je vous souhaite d’avoir autant d’amis ! © G. Pachoutine / DALL-E
4 - Bonus – S’amuser avec son appareil photo : rejouer une scène de film avec les moyens du bord
S’amuser avec son appareil photo, c’est parfois faire du cinéma. Avec trois fois rien. Par exemple : choisissez une scène culte : Titanic, Le Parrain, Matrix ou Le Bon, la Brute et le Truand. Puis tentez de la rejouer en photo. Avec les moyens du bord.
Effectivement : pas de costumes, pas de décor. Juste une bassine, une serviette et deux expressions dramatiques. Car l’idée, c’est le décalage. Plus le résultat est raté, mieux c’est. En somme, ce n’est pas une reconstitution fidèle : c’est une parodie de bonne foi.
Vous pouvez aussi tirer au sort le film. Ou chronométrer la mise en scène. Cela ajoute du chaos, donc du charme. Et bien sûr, ça déclenche des fous rires. Car au fond, ce que vous fabriquez ici, ce n’est pas une image réussie. C’est une scène jouée ensemble. Avec toute l’auto-dérision qu’elle mérite.
Ainsi, en photo comme en vacances, il y a des moments où il faut juste s’autoriser à être léger. Joyeusement léger.
Et dans ce cadre-là, rien ne vaut une mauvaise relecture de James Bond au fond du jardin.
Image 10 – Amusez-vous avec votre appareil photo pour ne pas…sombrer dans la mélancolie ! © G. Pachoutine / DALL-E
CONCLUSION – S’amuser avec son appareil photo, c’est lâcher le contrôle
Ainsi, s’amuser avec son appareil photo, ce n’est pas produire de belles images. Ce n’est pas non plus chercher à faire original ou différent. Ni trahir la photo. C’est simplement accepter de déclencher sans intention précise, de tester une idée absurde ou d’explorer un terrain inconnu. De jouer. De faire n’importe quoi. Et d’en rire.
Ce que vous avez fait ici — lancer votre boîtier, déclencher sans viser, ou rejouer Titanic avec une bassine — n’a rien de technique. Ce sont des détours. Des gestes gratuits. Pourtant, c’est peut-être dans ces moments-là, d’absurdité assumée, que se cache l’essentiel.
Car plus vous lâchez le contrôle, plus l’appareil devient un complice. Un outil de surprise. Un prolongement de vos gestes, de vos élans, de vos accidents heureux. Et parfois, au milieu de ce désordre volontaire, surgit une vraie image. Inattendue. Fragile, mais inoubliable.
Alors continuez à tester, à dériver, à inventer vos propres règles du jeu. Ainsi, vous retrouverez le plaisir pur, brut, immédiat. Sans penser au résultat. Car il n’y a rien à prouver. Rien à montrer. Juste à ressentir ce plaisir simple : déclencher sans enjeu.
Et dans ce geste, peut-être, retrouver une liberté qu’on oublie souvent trop vite.
L’absurde n’est pas l’ennemi du sens. Il en est parfois le détour le plus fécond.
Résumons
- S’amuser avec son appareil photo, c’est aussi s’affranchir des règles.
- Détourner son boîtier ou le confier à d’autres permet de casser la routine visuelle.
- Travailler dans des conditions absurdes ouvre des portes inattendues à la créativité.
- Les expériences collectives (défis entre amis, portraits par des inconnus) sont souvent plus riches que prévu.
- Le résultat importe peu : c’est l’énergie, le lâcher-prise et la surprise qui comptent.
Pour aller plus loin…
Si ce genre d’approche ludique et décomplexée vous intrigue, plusieurs ressources peuvent nourrir votre curiosité :
- « The Photographer’s Playbook« (Aperture Foundation) : un recueil de défis créatifs, d’expérimentations visuelles et de jeux photo proposés par des photographes et pédagogues. C’est un vrai terrain de jeu imprimé.
- La chaîne YouTube « The Art of Photography« : en fouillant un peu, on trouve certaines vidéos qui abordent des exercices photo inhabituels, loin des tutoriels classiques. Parfait pour sortir du cadre.
- Et pour les curieux d’histoire visuelle : regardez les expérimentations de John Baldessari ou de William Wegman. Pas pour les imiter, mais pour voir jusqu’où on peut tordre le médium, sans jamais perdre le plaisir.
Sans oublier ma formation « Dans la peau d’un photographe » qui vous apprend à développer un regard personnel, à trouver l’inspiration et développer votre créativité.
Passez à l'action !
Vous voulez tester ces idées sans attendre ? Voici quelques suggestions simples pour transformer votre prochain moment libre en terrain d’expérimentation photographique :
• Choisissez trois idées dans l’article (une par grande section) et programmez une séance dédiée à chacune. Pas de pression, juste le plaisir de faire.
• Constituez un kit « photo déglinguée » : un sac plastique transparent, un miroir fendu, un filtre UV à vaseliner, un minuteur de cuisine pour déclenchement à l’aveugle… et partez en balade.
• Organisez un mini « défi collectif » avec deux ou trois proches : chacun tire une mission farfelue et vous vous donnez dix minutes. Fous rires garantis.
• Confiez votre appareil à quelqu’un d’inexpérimenté pour une heure. Ensuite, regardez les images ensemble. Discutez. Riez. Réfléchissez.
• Créez un dossier « expériences ratées mais géniales » sur votre ordi. Conservez-y vos essais les plus foireux, vos flous artistiques involontaires, vos cadrages incompréhensibles. Ce sera votre galerie de liberté.
L’objectif n’est pas de faire mieux. C’est juste de faire autrement. Et d’y prendre goût.